Camion 70 km/h

Les résidents rencontrés disent avoir eu connaissance d'au moins trois accidents importants à cette intersection dans la dernière année.
La mort du motocycliste dans un accident de la route à Baie-des-Sables mercredi, relance un débat autour de la sécurité à cet endroit. Le maire de Baie-des-Sables, Denis Santerre, promet d'interpeller le ministère des Transports, encore une fois, pour demander de ralentir la vitesse sur la route 132, au centre de sa municipalité.

 

 

M. Santerre évite de circuler avec sa voiture à l’intersection de la route 132, des chemins du Cimetière et de l’Église. La raison : il a lui-même subi un accident récemment, au même endroit où le motocycliste a perdu la vie mercredi. « Je suis chanceux d’être encore ici » dit-il soulagé.

Il considère qu’au centre de la municipalité, les voitures roulent trop vite et que la visibilité est mauvaise, surtout en hiver.

Il rappelle que les élus ont déjà interpellé le ministère des Transports, il y a sept ans, pour qu'il trouve une solution afin de rendre l’endroit plus sécuritaire.

Deux résolutions ont été adoptées et présentées au ministère, dont une qui demandait d’abaisser la limite de vitesse de 90 à 70 kilomètres à l’heure et d'ajouter une lumière clignotante pour inciter les automobilistes à ralentir.

Trois ans plus tard, après avoir étudié le secteur « minutieusement », le Ministère refusait la demande « l’intersection de la route du cimetière présente un bon niveau de sécurité » conclue le rapport. Il est écrit aussi que « le taux d’accident est très inférieur aux moyennes provinciales comparables. »

Mais la mort du motocycliste Bruno Dumas, cette semaine, est inacceptable et relance le dossier, affirme le maire Santerre.

Ça frappe c’est certain, parce qu’il y a déjà eu des accidents par le passé sans avoir de décès, mais un décès, c’est un décès de trop.

Denis Santerre, maire de Baie-des-Sables.
Il promet d'interpeller Québec à nouveau le plus tôt possible, d’autant plus que la route du cimetière est en plein développement.

Il cite, par exemple, la circulation accrue provoquée par l'ouverture d'un bureau de l'entreprise Cartier énergie, ainsi que par le dévelopement d'un quartier résidentiel « Ça va amener à voyager encore plus, avec les travaux et tout ce qui se fait. »

Aussi, le maire s’explique mal que la circulation ait été ralentie dans les villages voisins comparables, comme Saint-Ulric ou Sainte-Félicité.


À Saint-Ulric, une municipalité comparable à Baie-des-Sables, les conducteurs doivent diminuer leur vitesse à 70 km/h.
Jean Noël et Marie-Josée Lapointe habitent tout près de l’intersection et considèrent l’endroit très dangereux.

Ils affirment avoir eu connaissance de trois accidents importants dans la dernière année, et appuient leur maire dans ses démarches.

Mme Lapointe craint pour la sécurité de ses enfants « Je me demande même s’ils sont en sécurité dans la cour? Quelqu’un essaie d’éviter… Il traverse la haie de cèdre et… On ne sait jamais. »

La résidence de Marie-Josée Lapointe est située au coin de l'intersection où a eu lieu l'accident mortel.
Le député Pascal Bérubé promet d’aider la municipalité dans ses démarches. Les enjeux de sécurité routière sont récurrents dans la région « Je suis toujours présent avec les municipalités et en bien des cas, ça a permis au ministère de faire des changements qui sont bénéfiques sur le plan de la sécurité. »

Aucun des rapports de coroner sur des accidents mortels que Radio-Canada a consulté depuis 2006 ne recommande de diminuer la vitesse au centre à Baie-des-Sables.

Au moment d'écrire ces lignes, le ministère des Transports n'avait pas rappelé pour commenter.

Source: Radio-Canada